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Emily Brontë

Emily Brontë

Romancier

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Personnalité IA

En bref

Publication du recueil Poèmes de Currer, Ellis et Acton Bell sous un pseudonyme masculin
Publication de son unique roman Les Hauts de Hurlevent, devenu un classique mondial
Création d’une poésie d’une force condensée, marquée par la nature et une exigence morale inflexible

Parcours de vie

1818Née au presbytère de Thornton

Emily Jane Brontë naît dans le village de Thornton, fille de Patrick Brontë, pasteur anglican irlandais, et de Maria Branwell. Elle grandit dans un foyer nombreux et lettré, marqué par les sermons, une discipline stricte et les landes du Yorkshire de l’Ouest.

1820La famille s’installe au presbytère de Haworth

La famille Brontë s’installe à Haworth lorsque Patrick Brontë y devient vicaire perpétuel. Les landes des Pennines et le cimetière jouxtant le presbytère deviennent des décors durables de la vie intérieure d’Emily et de son écriture ultérieure.

1821Mort de sa mère, Maria Branwell Brontë

Maria Branwell Brontë meurt d’un cancer, laissant six enfants à la charge de Patrick Brontë. Emily grandit sous la supervision pratique de sa tante Elizabeth Branwell, dont les origines cornouaillaises et l’économie influencent les habitudes du foyer.

1824Les sœurs sont envoyées à l’école de Cowan Bridge

Emily et ses sœurs aînées sont envoyées à l’École des filles de pasteurs à Cowan Bridge, un établissement rigoureux qui résonnera plus tard dans les critiques victoriennes de l’éducation. L’austérité des conditions et les maladies annoncent une tragédie pour les enfants Brontë.

1825Retour à Haworth après la mort de ses sœurs

Après la mort de Maria et d’Elizabeth Brontë, à la suite d’une maladie liée aux conditions de l’école, Emily est ramenée à Haworth. Le deuil renforce la dépendance des frères et sœurs les uns envers les autres et leur refuge dans des mondes privés de lecture et de jeu.

1826Débute des mondes imaginaires partagés avec ses frères et sœurs

Un lot de soldats de plomb déclenche des récits élaborés inventés par Charlotte, Branwell, Emily et Anne au presbytère. Emily et Anne développent surtout le royaume de Gondal, remplissant de minuscules livres faits main de poèmes, de chroniques et de drames.

1835Fréquente brièvement l’école de Roe Head

Emily s’inscrit à Roe Head, où Charlotte enseignera plus tard, mais souffre du mal du pays et d’un milieu social inconnu. Elle retourne bientôt à Haworth, préférant la solitude, les landes et une routine disciplinée d’étude et d’écriture.

1838Travaille comme enseignante à l’école de Law Hill

Emily obtient un poste d’enseignante à Law Hill, confrontée à de longues heures, des règles rigides et une fatigue physique typiques de l’emploi féminin dans l’éducation. L’expérience renforce sa volonté d’indépendance, mais elle supporte mal l’éloignement et l’enfermement loin de Haworth.

1839Quitte l’enseignement et revient à Haworth

Épuisée par les exigences de Law Hill, Emily démissionne et retourne au presbytère. De nouveau à Haworth, elle reprend une écriture privée intense, les tâches domestiques et de longues marches solitaires qui ancrent sa vision créatrice.

1842Étudie le français et l’allemand à Bruxelles

Emily et Charlotte se rendent au pensionnat Heger pour perfectionner leurs langues en vue d’ouvrir une école. Sous l’enseignement rigoureux de Constantin Heger, Emily gagne en assurance en français et en allemand tout en demeurant réservée et farouchement indépendante.

1842Retourne à Haworth à cause de la maladie de sa tante Branwell

La nouvelle du déclin de la santé d’Elizabeth Branwell ramène Emily au presbytère, mettant fin à son séjour à Bruxelles. Ce retour la rend aux landes et au cercle étroit des frères et sœurs, où l’écriture redevient son principal exutoire.

1845Charlotte découvre les poèmes privés d’Emily

Charlotte Brontë découvre les poèmes d’Emily et en reconnaît l’originalité, la puissance et la force émotionnelle dépouillée. Cette découverte mène à une décision commune : les sœurs chercheront à être publiées malgré la méfiance de l’époque envers les femmes écrivains sérieuses.

1846Publie des poèmes sous le nom d’Ellis Bell

Poèmes de Currer, Ellis et Acton Bell paraît chez Aylott and Jones, sous des pseudonymes masculins destinés à contourner les préjugés de genre du marché littéraire. Les contributions d’Emily se distinguent par leur intensité condensée, leur imagerie de la nature et leur ton intransigeant.

1847Les Hauts de Hurlevent est publié par Thomas Cautley Newby

Le seul roman d’Emily, Les Hauts de Hurlevent, est publié à Londres par l’éditeur Thomas Cautley Newby. Les premiers critiques sont souvent troublés par sa violence et son ambiguïté morale, mais son audace structurelle et sa passion élémentaire inaugurent un nouveau réalisme gothique.

1847Affronte la controverse et les idées fausses sur l’identité des auteurs

Des spéculations publiques circulent sur l’identité des Bell, certains critiques doutant que des femmes puissent écrire avec une telle férocité et une telle ampleur. Emily reste discrète tandis que Charlotte défend leur légitimité, affrontant l’examen victorien du genre et de la respectabilité.

1848Mort de son frère Branwell, déclin de la santé familiale

Patrick Branwell Brontë meurt après des années d’addiction et de mauvaise santé, bouleversant le foyer. Dans les mois qui suivent, la tuberculose se répand dans la famille, et le poids émotionnel et physique sur Emily devient de plus en plus visible.

1848Tombe gravement malade mais refuse des soins prolongés

Emily développe de graves symptômes compatibles avec la tuberculose et poursuit ses habitudes quotidiennes malgré l’affaiblissement. Elle résiste aux interventions médicales courantes de l’époque, conservant une indépendance stoïque qui choque même ses proches.

1848Meurt de la tuberculose et est enterrée à l’église Saint-Michel-et-tous-les-Anges

Emily Brontë meurt au presbytère de Haworth et est enterrée dans le caveau familial de l’église Saint-Michel-et-tous-les-Anges. Sa mort précède celle d’Anne de quelques mois, laissant à Charlotte le soin de façonner l’héritage public des sœurs et la réputation ultérieure du roman.

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