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Franz Schubert

Franz Schubert

Compositeur

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Personnalité IA

En bref

Réinvente le lied en donnant au piano un rôle narratif et psychologique central
Compose deux cycles majeurs qui redéfinissent le récit musical: La Belle Meunière et Voyage d’hiver
Écrit la Symphonie nº 8 en si mineur, dite «Inachevée», devenue un emblème du romantisme

Parcours de vie

1797Naît dans la banlieue viennoise de Himmelpfortgrund

Il naît de l’instituteur Franz Theodor Schubert et d’Elizabeth Vietz à Himmelpfortgrund, alors aux abords de Vienne. La pratique musicale au foyer et l’environnement scolaire créé par son père nourrissent très tôt son talent dans une capitale des Habsbourg en pleine mutation.

1804Reçoit ses premières leçons de musique formelles à la maison

Son père lui enseigne les bases du violon, tandis que son frère Ignaz l’initie au piano dans la maison familiale. Ces leçons pratiques, liées aux routines de l’église et de l’école, révèlent rapidement une oreille exceptionnelle et une grande aisance mélodique.

1808Admis comme enfant de chœur à la Chapelle impériale

Il obtient une place au Stadtkonvikt et chante comme enfant de chœur à la Chapelle impériale. L’institution lui offre une formation musicale rigoureuse et l’accès au répertoire orchestral, qui façonnent durablement son sens des couleurs et des formes.

1812Étudie la composition avec Antonio Salieri

Il étudie le contrepoint et l’écriture vocale auprès d’Antonio Salieri, pédagogue viennois de premier plan. L’insistance de Salieri sur la clarté et la mise en musique du texte renforce sa technique, tandis qu’il assimile les modèles classiques diffusés dans les théâtres et salons de Vienne.

1813Quitte le Stadtkonvikt et intensifie sa composition

Au moment de la mue, il quitte le Stadtkonvikt et rentre chez lui, composant avec une urgence nouvelle. Les œuvres de cette période montrent un adolescent qui éprouve les formes symphoniques et de chambre, sur fond de contrecoups de l’époque napoléonienne dans la ville.

1814Compose «Gretchen au rouet» et trouve une voix de compositeur de lieder

Sur un texte de Goethe, il compose «Gretchen au rouet», utilisant le piano pour figurer la roue qui tourne et l’agitation de l’héroïne. Le lied annonce un style dramatique nouveau qui impressionne ses amis et élargit ses ambitions artistiques.

1815Travaille comme assistant d’école tout en écrivant une profusion de lieder

Il enseigne dans l’école de son père, emploi qu’il trouve contraignant, mais compose avec une fécondité remarquable pendant ses heures libres. En 1815, il écrit un nombre extraordinaire de lieder, expérimentant la forme, l’harmonie et le rythme narratif.

1816Abandonne l’enseignement et se rapproche d’un cercle d’artistes

Il démissionne de ses fonctions scolaires et dépend de ses amis pour le logement et les introductions. Il resserre ses liens avec Franz von Schober et d’autres jeunes intellectuels, formant un réseau solidaire qui soutient les exécutions et l’échange de manuscrits.

1817Lance des réunions régulières qui deviendront les «Schubertiades»

Des soirées privées mêlant chant, poésie et conversation se développent autour de son cercle, plus tard appelées «Schubertiades». Ces salons constituent une scène pratique pour ses nouveaux lieder, où chanteurs et pianistes déchiffrent des manuscrits récents dans l’intimité des appartements viennois.

1818Devient précepteur de musique de la famille Esterházy à Zseliz

Il passe les étés comme précepteur de musique auprès des filles du comte Johann Karl Esterházy, un poste qui lui apporte des revenus et un répit. L’environnement rural et la pratique musicale d’amateurs influencent des œuvres plus légères tout en le maintenant lié aux traditions de patronage aristocratique.

1819Voyage en Haute-Autriche et élargit sa production de musique de chambre

Des voyages avec des amis vers Steyr et la région du Salzkammergut élargissent son horizon au-delà de Vienne. Les rencontres avec des musiciens locaux et les paysages inspirants nourrissent des œuvres de chambre, dont des pièces liées à la tradition qui mènera plus tard au Quintette «La Truite».

1822Ébauche la Symphonie en si mineur, plus tard dite «Inachevée»

Il compose deux mouvements complets de la Symphonie en si mineur, dont la tension lyrique et les couleurs orchestrales paraissent d’une nouveauté frappante. L’œuvre demeure inachevée, reflet de projets changeants et de l’économie précaire d’un compositeur viennois indépendant.

1823Achève le cycle de lieder «La Belle Meunière»

Sur des poèmes de Wilhelm Müller, il achève «La Belle Meunière», construisant un récit unifié d’amour et de désespoir. Le rythme psychologique du cycle et ses images pianistiques en font une pierre angulaire du lied romantique.

1824Écrit de grandes œuvres de chambre, dont le quatuor «La Jeune Fille et la Mort»

Durant une période de maladie et d’incertitude, il compose une musique de chambre intense, notamment le Quatuor à cordes en ré mineur «La Jeune Fille et la Mort». L’œuvre transforme son lied antérieur en une série de variations austère, affrontant la mortalité avec une clarté implacable.

1825Parcourt des régions d’Autriche avec le chanteur Johann Michael Vogl

Il voyage avec le baryton Johann Michael Vogl, présentant ses lieder à des publics provinciaux enthousiastes. La tournée renforce sa confiance comme compositeur de lieder et étend sa réputation au-delà des cercles artistiques restreints de Vienne.

1827Compose «Voyage d’hiver», un second cycle de lieder sombre et radical

Il met en musique les poèmes de Müller dans «Voyage d’hiver», poussant l’harmonie et le récit à des extrêmes troublants. Ses amis sont frappés par la désolation de l’œuvre, mais sa voix nue et son unité structurelle en font une déclaration majeure de l’introspection romantique tardive.

1828Donne son seul concert public largement consacré à sa propre musique

En mars 1828, il présente un concert public mettant en avant ses compositions, obtenant l’estime de la critique et des revenus bienvenus. L’événement marque un rare moment de reconnaissance professionnelle dans un marché musical viennois très concurrentiel, dominé par des éditeurs établis.

1828Crée des chefs-d’œuvre tardifs, dont le Quintette à cordes en do majeur

Au cours de ses derniers mois, il écrit des œuvres d’une ampleur exceptionnelle, dont le Quintette à cordes en do majeur avec deux violoncelles. Ces pages tardives unissent une architecture expansive à un lyrisme intime, annonçant des voies que la musique romantique explorera bientôt.

1828Meurt après une maladie et est enterré près de Beethoven

Il meurt en novembre 1828 après une grave maladie, souvent associée à la fièvre typhoïde, interrompant une carrière d’une fécondité extraordinaire. Il est enterré au cimetière de Währing près de Ludwig van Beethoven, placement symbolique qui honore sa filiation artistique à Vienne.

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