En bref
Architecte de la « Blitzkrieg », Guderian : commandant de chars qui ébranla le monde pendant la Seconde Guerre mondiale.
Sujets de conversation
Parcours de vie
Heinz Wilhelm Guderian naquit dans une famille militaire prussienne. Son père était lieutenant dans un bataillon d'infanterie légère, établissant le modèle de la carrière de son fils.
Guderian fut commissionné sous-lieutenant au 10e bataillon de chasseurs hanovriens, la même unité que son père. Il commença sa carrière militaire dans les transmissions.
Quand la guerre éclata, Guderian servit comme officier de transmissions sur le front occidental. Son expérience des communications radio influencerait plus tard ses théories de guerre blindée.
Après la défaite allemande, Guderian rejoignit brièvement un corps franc avant de passer à la nouvelle Reichswehr. Les leçons de mobilité de la guerre façonnèrent sa pensée future.
Guderian fut affecté à l'Inspection des troupes de transport à Munich. Ce poste l'initia à la guerre motorisée et éveilla son intérêt pour les chars.
Guderian devint officier d'état-major des troupes de transport motorisé. Il commença à développer des théories révolutionnaires sur l'utilisation concentrée des chars plutôt que leur dispersion parmi l'infanterie.
Guderian développa sa théorie de guerre blindée utilisant des unités de chars rapides soutenues par l'aviation. Ce concept serait plus tard appelé Blitzkrieg, bien qu'il rejetât ce terme.
Guderian prit le commandement d'une des premières divisions blindées d'Allemagne. Il entraîna ses troupes aux tactiques de guerre mobile qu'il avait développées pendant des années.
Guderian publia son livre influent sur la guerre blindée. Il exposait sa vision de la guerre de chars rapide et devint une lecture obligatoire pour les officiers allemands.
Guderian commanda le XIXe corps d'armée pendant l'invasion de la Pologne. Son avance rapide démontra l'efficacité des attaques blindées concentrées.
Les blindés de Guderian percèrent les lignes françaises à Sedan et foncèrent vers la Manche. Cette victoire stupéfiante valida ses théories et mena à la défaite de la France.
Guderian dirigea le groupe blindé 2 dans l'invasion de l'Union soviétique. Ses forces obtinrent un succès initial spectaculaire mais échouèrent finalement à prendre Moscou avant l'hiver.
Après avoir échoué à prendre Moscou et s'être heurté à Hitler sur la stratégie, Guderian fut relevé de son commandement. Il passa plus d'un an en retraite forcée.
Hitler rappela Guderian comme inspecteur général des troupes blindées. Il travailla à reconstruire les forces blindées allemandes après les désastres de Stalingrad et d'Afrique du Nord.
Après le complot d'assassinat du 20 juillet contre Hitler, Guderian fut nommé chef d'état-major général. Il présida la défense désespérée finale de la Wehrmacht.
Guderian mourut d'insuffisance cardiaque à Schwangau. Il passa ses dernières années à écrire des mémoires défendant ses actions tout en prenant ses distances avec les crimes de guerre nazis.