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Nicolas Gogol

Nicolas Gogol

Écrivain

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Personnalité IA

En bref

A imposé une satire théâtrale durable avec « Le Revizor »
A marqué le roman moderne avec « Les Âmes mortes »
A fondé un mythe littéraire de la ville avec « Le Manteau » et les récits de Pétersbourg

Parcours de vie

1809Né dans une famille de petite noblesse dans la région de Poltava

Né à Sorotchyntsi dans le gouvernement de Poltava, alors dans l’Empire russe, de Mariya et Vasyl Gogol-Yanovsky. Son père écrivait des comédies en ukrainien pour un théâtre amateur local, ce qui a façonné son goût pour la satire et le folklore.

1821Entrée au Gymnase des hautes sciences de Nijyn

Il commence ses études au Gymnase des hautes sciences de Nijyn, un pensionnat prestigieux qui l’ouvre à la littérature européenne et au théâtre classique. Ses camarades se souviennent de son sens aigu de l’imitation et de ses premiers essais de sketches comiques et de jeu scénique.

1828Installation dans la capitale impériale à la recherche d’une carrière littéraire

Après avoir terminé ses études à Nijyn, il s’installe à Saint-Pétersbourg pour tenter une carrière dans l’administration et obtenir une reconnaissance littéraire. La pauvreté, la bureaucratie et l’obsession de l’ascension sociale de la ville deviennent la matière brute des futurs « Récits de Pétersbourg ».

1829Publication du poème « Hans Kuchelgarten » et moqueries de la presse

Il publie à compte d’auteur le poème romantique « Hans Kuchelgarten » sous le pseudonyme de V. Alov, espérant débuter comme poète. Les critiques sévères de la presse pétersbourgeoise le brisent, et il aurait racheté des exemplaires pour les détruire.

1830Succès de récits d’inspiration ukrainienne dans des revues importantes

Des nouvelles inspirées de la vie ukrainienne et du folklore paraissent dans des périodiques influents, attirant l’attention par leur langue vivante et leur énergie comique. Ces textes lui ouvrent les cercles littéraires et l’orientent vers la prose plutôt que la poésie.

1831Rencontre avec Alexandre Pouchkine et entrée dans la haute société littéraire

Il est présenté à Alexandre Pouchkine, dont l’encouragement et les idées deviennent décisifs pour sa carrière. Grâce aux salons et aux éditeurs, Gogol accède aux réseaux culturels de la capitale et commence à concevoir des projets satiriques plus ambitieux.

1832Parution des « Soirées du hameau près de Dikanka » saluée par la critique

Le recueil en deux volumes « Soirées du hameau près de Dikanka » l’impose comme une voix nouvelle majeure, mêlant folklore, horreur et narration comique. Les lecteurs louent sa couleur provinciale, et les critiques y voient une nouvelle manière de raconter en Russie.

1834Nomination comme maître de conférences d’histoire à l’université de Saint-Pétersbourg

Il accepte un poste de maître de conférences d’histoire à l’université de Saint-Pétersbourg, en partie pour assurer des revenus et un statut. L’enseignement convient mal à son tempérament et ses cours paraissent inégaux, mais l’expérience nourrit son intérêt pour le récit national.

1835Publication de « Mirgorod » et élargissement de sa palette narrative

Il publie « Mirgorod », qui comprend notamment « Tarass Boulba », et étend ses thèmes de la comédie pastorale à des conflits plus sombres, historiques et moraux. Le recueil révèle une maîtrise stylistique accrue et une préoccupation grandissante pour la violence et la fatalité.

1836La première du « Revizor » déclenche scandale et éclats de rire

Sa comédie « Le Revizor » est créée sous un fort intérêt officiel et une grande excitation du public, tournant en dérision les pots-de-vin et la panique des fonctionnaires de province. Le tumulte et les rumeurs sur ses cibles le poussent à quitter la Russie peu après.

1836Départ de Russie pour un long séjour en Europe

Il voyage en Allemagne et en Suisse, puis s’installe longuement en Italie, cherchant à s’éloigner des intrigues et des critiques pétersbourgeoises. À l’étranger, il rédige des sections majeures des « Âmes mortes » tout en observant la culture européenne avec un regard russe.

1842Publication des « Âmes mortes » (première partie) et du récit « Le Manteau »

Il publie la première partie des « Âmes mortes », épopée satirique des propriétaires fonciers et du servage, nourrie d’idées d’abord discutées avec Pouchkine. À la même période paraît « Le Manteau », qui fait de la misère d’un petit employé un mythe fondateur de la vie pétersbourgeoise.

1845Crise religieuse et psychologique aggravée pendant la révision de son œuvre

À Rome et dans d’autres villes, il lutte contre l’angoisse, la maladie et des scrupules sur la finalité morale de la littérature, réécrivant sans cesse la deuxième partie des « Âmes mortes ». Ses conseillers spirituels et ses élans ascétiques l’éloignent progressivement de la satire au profit du prêche.

1847Publication des « Passages choisis de la correspondance avec des amis » et vive polémique

Il publie les « Passages choisis de la correspondance avec des amis », appelant à une réforme morale et paraissant favorable à l’autocratie et à la hiérarchie sociale. Des critiques comme Vissarion Belinski dénoncent l’ouvrage comme réactionnaire, retournant contre lui une partie de ses admirateurs.

1848Pèlerinage en Terre sainte

En quête de renouveau spirituel, il se rend en pèlerin à Jérusalem durant une période de dévotion religieuse intense. Le voyage n’apaise pas son tourment intérieur, et il revient toujours insatisfait de son écriture et inquiet pour son salut.

1852Destruction, dans le désespoir, du manuscrit de la deuxième partie des « Âmes mortes »

Sous une tension émotionnelle extrême et l’influence d’une direction spirituelle stricte, il détruit une grande partie du manuscrit de la deuxième partie des « Âmes mortes », fruit de longues années de travail. Ses amis sont stupéfaits par ce geste, symbole de son conflit entre talent artistique et perfectionnisme moral.

1852Mort après maladie et jeûne extrême ; inhumation au monastère Danilov

Il meurt à Moscou après une période de maladie et de jeûne volontaire qui inquiète son entourage, notamment des médecins et des amis écrivains. Sa mort scelle sa légende de génie tourmenté, et il est enterré au monastère Danilov sous l’attention du public.

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