En bref
Ardente amirale de la révolution : Bouboulina, combattante grecque de la liberté contre la domination ottomane.
Sujets de conversation
Parcours de vie
Laskarina Bouboulina naquit dans une prison de Constantinople où sa mère rendait visite à son père mourant, le capitaine Stavrianos Pinotsis. Son père, capitaine de l'île d'Hydra, avait été emprisonné pour avoir participé à la révolte d'Orlov contre la domination ottomane.
Après la mort de son père en prison, la mère de Laskarina l'emmena sur l'île d'Hydra, la patrie de son père. Elle y grandit entourée de familles de marins et apprit les méthodes du commerce maritime.
Laskarina épousa Dimitrios Yiannouzas, capitaine de navire de Spetses. Elle s'installa sur cette île qui deviendrait sa résidence permanente. Le mariage produisit plusieurs enfants avant que Yiannouzas ne meure en combattant les pirates algériens.
Laskarina épousa le riche armateur Dimitrios Bouboulis, dont elle tira le nom Bouboulina. Ce mariage lui apporta une richesse considérable et l'établit comme l'une des femmes les plus riches de Spetses.
Dimitrios Bouboulis fut tué par des pirates algériens, laissant Laskarina riche veuve pour la seconde fois. Elle hérita de sa fortune et de sa flotte de navires, devenant l'une des rares femmes armateurs de la Méditerranée.
Bouboulina devint l'une des rares femmes membres de la Filiki Eteria (Société des Amis), une organisation secrète planifiant la guerre d'indépendance grecque contre la domination ottomane. Elle commença à financer la révolution.
Bouboulina commanda la construction d'un grand navire de guerre appelé Agamemnon, construit secrètement sous couvert d'être un navire marchand. Il deviendrait le vaisseau amiral de la flotte révolutionnaire qu'elle commandait.
Lorsque les autorités ottomanes confisquèrent les biens de son défunt mari, Bouboulina se rendit à Constantinople et fit appel avec succès à l'ambassadeur russe. Ses relations s'avérèrent inestimables pour la révolution à venir.
Le 13 mars 1821, Spetses devint l'une des premières îles à lever le drapeau de la révolution. Bouboulina hissa son propre drapeau sur l'Agamemnon et mena sa flotte au combat contre la marine ottomane.
Bouboulina commanda ses navires dans le blocus naval de Nauplie, une forteresse ottomane stratégique. Elle dirigea personnellement les opérations et paya ses marins de sa propre fortune, démontrant un remarquable leadership militaire.
Bouboulina mena les forces terrestres lors du siège de Tripolitsa, la capitale administrative ottomane du Péloponnèse. Quand la ville tomba, elle aurait sauvé les femmes du harem du massacre, montrant sa clémence au milieu du chaos.
Bouboulina participa au siège et à la prise de Monemvasia, un autre bastion ottoman clé. Ses forces navales empêchèrent les renforts ottomans d'atteindre la garnison assiégée.
Le fils de Bouboulina, Yiannis, fut tué pendant la guerre d'indépendance grecque. Malgré cette perte dévastatrice, elle continua à se battre et à financer la révolution, incarnant les sacrifices du peuple grec.
Après un siège prolongé, Nauplie tomba finalement aux mains des révolutionnaires grecs. Les navires et les contributions financières de Bouboulina furent cruciaux pour maintenir le blocus qui affama la garnison ottomane.
Alors que les conflits civils éclataient parmi les factions grecques, Bouboulina se retrouva mêlée à des disputes politiques. Son soutien à certains dirigeants entraîna des conflits avec les factions rivales, reflétant la politique tumultueuse de la révolution.
En raison de conflits politiques, Bouboulina fut exilée sur son île natale de Spetses. Bien qu'écartée de la direction active, elle resta un symbole de la révolution et continua d'être influente localement.
Un différend survint à propos de l'enlèvement de son fils avec une fille d'une famille rivale. La confrontation dégénéra en incident violent qui aurait des conséquences fatales pour la vieillissante révolutionnaire.
Bouboulina fut tuée lors d'une confrontation avec la famille Koutsis à propos d'un différend amoureux impliquant son fils. Abattue depuis une maison voisine, elle mourut avant de voir la Grèce atteindre son indépendance complète. Elle reste une héroïne nationale, son image apparaissant sur la monnaie grecque et son histoire inspirant des générations.