En bref
Fit de la Bulgarie un empire. Le tsar de lÂge dor faillit conquérir Constantinople.
Sujets de conversation
Parcours de vie
Siméon naquit vers 864, troisième fils de Boris Ier, khan de Bulgarie. Sa naissance survint à un moment crucial où la Bulgarie passait du paganisme au christianisme sous le règne de son père.
Le jeune Siméon commença son éducation formelle à la cour bulgare, apprenant l'alphabet slave et les enseignements chrétiens. En tant que fils cadet, il était initialement destiné à une carrière ecclésiastique.
Siméon entra dans la formation monastique, se préparant à une carrière dans l'Église. Il montra des capacités intellectuelles exceptionnelles et une profonde dévotion aux études, maîtrisant les textes religieux et la littérature slave.
Siméon fut envoyé à Constantinople pour achever ses études à l'École de Magnaure. Il étudia la philosophie grecque, la rhétorique et la théologie, s'imprégnant profondément de la culture et de l'érudition byzantines.
Après des années à Constantinople, Siméon retourna en Bulgarie avec une connaissance approfondie de la politique et de la culture byzantines. Son surnom grec «le demi-Grec» reflétait sa profonde éducation byzantine.
Après la déposition de son frère Vladimir pour tentative de restauration du paganisme, Siméon fut rappelé de sa réclusion monastique pour gouverner la Bulgarie. Le Concile de Preslav déclara également le vieux slave ecclésiastique langue officielle.
Siméon lança sa première guerre contre l'Empire byzantin après des disputes commerciales. Cela marqua le début de décennies de conflits qui définirent son règne et transformèrent la Bulgarie en puissance européenne majeure.
Siméon remporta une victoire décisive sur l'armée byzantine à Bulgarophygon, forçant Constantinople à payer tribut. Cette victoire établit la Bulgarie comme puissance militaire redoutable.
Siméon transféra la capitale bulgare de Pliska à Preslav, la transformant en une cité magnifique rivalisant avec Constantinople. Preslav devint un centre de littérature slave et de culture chrétienne.
Siméon épousa une noble, bien que les détails soient rares. Sa vie familiale était subordonnée à ses ambitieux objectifs militaires et politiques visant la dignité impériale.
La mort de l'empereur Alexandre et la minorité de Constantin VII créèrent une instabilité politique à Byzance. Siméon saisit cette opportunité pour faire valoir ses revendications plus agressivement.
Siméon mena son armée jusqu'aux murs de Constantinople, forçant le régent byzantin à le couronner «Basileus des Bulgares». Ce fut son approche la plus proche de la reconnaissance impériale.
Siméon remporta peut-être sa plus grande victoire à Anchialos, anéantissant une grande armée byzantine. Cette bataille détruisit presque la puissance militaire byzantine dans les Balkans et marqua l'apogée de l'expansion bulgare.
Siméon établit le patriarcat bulgare avec son siège à Ohrid, obtenant l'indépendance ecclésiastique de Constantinople. Cela éleva le statut religieux de la Bulgarie au niveau des grandes puissances chrétiennes.
Siméon supervisa la compilation d'œuvres juridiques et littéraires majeures en vieux slave ecclésiastique. Sa cour devint le centre principal de production littéraire slave, valant à cette époque le nom d'«Âge d'or».
Siméon établit des contacts diplomatiques avec diverses puissances européennes, incluant des négociations avec la papauté et les souverains germaniques. Il cherchait la reconnaissance internationale de son titre impérial et de l'autonomie bulgare.
Siméon se proclama «Tsar et Autocrate de tous les Bulgares et Grecs», défiant directement les prétentions byzantines à l'empire universel. Il frappa des monnaies avec l'imagerie impériale et chercha la reconnaissance papale.
Siméon Ier mourut le 27 mai 927, après un règne de 34 ans. Il laissa une Bulgarie à son apogée territoriale mais épuisée par des guerres incessantes. Son règne marque l'Âge d'or de la culture bulgare médiévale.