Chumi

En bref

Lancement de la Marche de l’espoir, une course transcanadienne pour financer la recherche contre le cancer
Transformation de la collecte de fonds populaire contre le cancer au Canada en un mouvement national
Inspiration de la Course Terry Fox annuelle, organisée dans le monde entier

Parcours de vie

1958Naît au sein de la famille Fox

Né de Rolly et Betty Fox, il grandit dans un foyer uni où l’on valorisait la persévérance et le service à la communauté. Ses premières années en Colombie-Britannique ont façonné une résilience pragmatique et proche de la nature qu’il a conservée à l’âge adulte.

1968La famille s’installe à Port Coquitlam

La famille Fox s’établit à Port Coquitlam, où il fréquente les écoles locales et s’investit rapidement dans les sports d’équipe. Ce déménagement l’ancre dans une communauté solidaire qui se mobilisera ensuite fortement pour ses objectifs de collecte de fonds.

1972S’engage dans l’athlétisme grâce au basketball

Il s’entraîne avec acharnement pour gagner sa place dans les équipes de basketball de l’école, restant souvent après les cours pour travailler sa technique et sa condition physique. Entraîneurs et camarades remarquent son obstination au travail, un trait qui définira plus tard sa mission publique.

1976Diagnostiqué d’un ostéosarcome

Après de fortes douleurs au genou, les médecins diagnostiquent un ostéosarcome et entament un traitement urgent, dans le contexte des soins contre le cancer des années 1970. La nouvelle bouleverse ses projets et le met en contact avec d’autres patients dont les épreuves nourrissent son empathie.

1977Amputation de la jambe droite au-dessus du genou

Les chirurgiens amputent sa jambe droite pour empêcher la propagation du cancer, et il apprend à s’adapter à une prothèse pendant sa convalescence. Il voit d’autres patients endurer la chimiothérapie et se promet de se battre pour de meilleurs financements de la recherche et pour l’espoir.

1977Apprend à courir avec une prothèse

Pendant la rééducation, il s’exerce à marcher puis à courir avec une prothèse, développant une foulée particulière faite de bonds réguliers. L’effort physique devient une discipline quotidienne, transformant la douleur et la frustration en un plan d’action concret.

1978Entre à l’Université Simon Fraser

Il étudie la kinésiologie à l’Université Simon Fraser, où les cours approfondissent sa compréhension de l’entraînement et de l’endurance. La vie sur le campus élargit aussi son réseau, l’aidant à imaginer une collecte de fonds à l’échelle nationale.

1979Se fixe pour objectif de traverser le Canada en courant pour la recherche contre le cancer

Inspiré par les récits d’autres athlètes amputés et par les besoins observés dans les services hospitaliers, il propose une course d’un océan à l’autre. Il vise à récolter un dollar par Canadien, présentant la mission comme à la fois personnelle et nationale.

1980Lance la Marche de l’espoir sur la côte atlantique

Il plonge sa jambe artificielle dans l’océan Atlantique et commence à courir vers l’ouest, donnant le coup d’envoi à ce qu’il appelle la Marche de l’espoir. Les premiers jours sont solitaires et glacials, mais il maintient un objectif quotidien strict malgré une faible couverture médiatique.

1980Gagne un soutien local à travers Terre-Neuve

En traversant Terre-Neuve, de petites villes organisent des petits-déjeuners, des boîtes de dons et des encouragements au bord de la route, ce qui soutient son moral et la collecte. Cette générosité grandissante confirme sa conviction que des Canadiens ordinaires porteraient la cause ensemble.

1980Affronte des conditions difficiles au Québec

Les longues portions d’autoroute au Québec l’éprouvent, entre barrières linguistiques, circulation et fatigue liée aux distances quotidiennes. Des organisateurs communautaires et des bénévoles aident à coordonner les événements, augmentant progressivement les dons à mesure que l’attention médiatique s’améliore.

1980Foules immenses et couverture médiatique nationale en Ontario

En Ontario, les foules grossissent et les diffuseurs nationaux commencent à raconter son histoire, faisant de la course un récit partagé par tout le pays. Le soutien des responsables civiques et des écoliers aide à transformer les dons spontanés en collecte structurée.

1980Rencontre le premier ministre Pierre Trudeau

Il est accueilli par le premier ministre Pierre Trudeau, signe que la Marche de l’espoir est devenue une cause nationale. Cette rencontre amplifie la sensibilisation aux besoins de la recherche et encourage commanditaires et municipalités à contribuer.

1980Nommé Compagnon de l’Ordre du Canada

Le Canada l’honore comme Compagnon de l’Ordre du Canada, reconnaissant un service et un courage exceptionnels. Cette distinction renforce la confiance du public dans la campagne, élargissant la participation des institutions, des entreprises et des familles.

1980La course s’arrête lorsque le cancer revient

Après des douleurs thoraciques persistantes et un épuisement croissant, les médecins constatent que le cancer s’est propagé à ses poumons, l’obligeant à cesser de courir. Il met fin à son effort près de Thunder Bay, promettant de reprendre si sa santé le permet et appelant les autres à poursuivre.

1980Un téléthon national recueille des dons sans précédent

Un téléthon à l’échelle du Canada rassemble célébrités, diffuseurs et bénévoles pour lever des fonds en son nom au profit de la recherche contre le cancer. L’événement démontre l’ampleur de l’engagement populaire, transformant sa course inachevée en mouvement durable.

1981La première Course Terry Fox voit le jour

Des communautés organisent la première Course Terry Fox, offrant une manière récurrente aux gens ordinaires de participer directement à la mission. L’événement annuel contribue à institutionnaliser son message et à financer la recherche bien au-delà de sa vie.

1981Décède après la poursuite des traitements

Il meurt après des mois de soins intensifs, et le pays pleure un symbole de détermination et de générosité. Les hommages de familles, d’écoles et de responsables publics soulignent comment son exemple a transformé la philanthropie et l’identité canadiennes.

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