En bref
« Les reveurs courageux vivent a jamais. » Quevedo : Maitre du Baroque, esprit le plus acere de la satire.
Sujets de conversation
Parcours de vie
Francisco de Quevedo naquit à Madrid dans une famille noble liée à la cour espagnole, commençant une vie qui ferait de lui l'un des plus grands écrivains espagnols.
Quevedo s'inscrivit à l'Université d'Alcalá, l'une des institutions les plus prestigieuses d'Espagne, étudiant les humanités, les langues classiques et la philosophie.
Quevedo commença à écrire de la poésie satirique et burlesque qui circula dans les cercles littéraires madrilènes, établissant sa réputation d'homme d'esprit acéré.
Quevedo termina ses études de théologie à Valladolid pendant que la cour espagnole y résidait, approfondissant sa connaissance de la philosophie scolastique.
Quevedo se trouva mêlé à la politique de la cour espagnole, utilisant ses talents littéraires pour des pamphlets politiques et tissant des liens avec de puissants nobles.
La rivalité littéraire amère de Quevedo avec Luis de Góngora s'intensifia, les deux poètes échangeant des vers satiriques féroces attaquant le style et le caractère de l'autre.
Quevedo se rendit en Italie pour servir Pedro Téllez-Girón, duc d'Osuna, comme confident et agent diplomatique, s'impliquant dans la politique méditerranéenne espagnole.
Le roi Philippe III décerna à Quevedo le prestigieux Ordre de Santiago en reconnaissance de ses services à la Couronne, marquant son admission dans la noblesse militaire espagnole.
Quevedo publia d'importantes œuvres en prose dont ses traités philosophiques et pièces satiriques, cimentant sa réputation de maître de la prose espagnole.
La chute et l'emprisonnement du duc d'Osuna apportèrent une disgrâce temporaire à Quevedo, brièvement exilé de la cour pour son association avec le noble déchu.
Quevedo regagna la faveur royale et servit comme secrétaire personnel du roi Philippe IV, exerçant une influence significative au cœur de la cour espagnole.
Le roman picaresque de Quevedo 'El Buscón' fut finalement publié, devenant l'un des chefs-d'œuvre de la littérature du Siècle d'or espagnol malgré des années de batailles contre la censure.
Quevedo fut arrêté et emprisonné au monastère de San Marcos de León, accusé d'écrits séditieux contre le comte-duc d'Olivares.
Après quatre ans d'emprisonnement rigoureux, Quevedo fut libéré brisé, sa santé détruite par les conditions de sa détention.
Francisco de Quevedo mourut à Villanueva de los Infantes. Ses chefs-d'œuvre satiriques, sa poésie et ses œuvres philosophiques restent des pierres angulaires de la littérature espagnole.