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En bref

Créer le "Chant national"
Allumer la révolution de 1848
Devenir le poète national de Hongrie

Pour la patrie et la liberté ! Le poète Petőfi a allumé la révolution hongroise de 1848.

Sujets de conversation

Parcours de vie

1823Naissance à Kiskőrös

Sándor Petőfi naquit fils d'un boucher slovaque et d'une servante hongroise dans la petite ville de Kiskőrös dans la Grande Plaine hongroise. Malgré ses humbles origines, le jeune Sándor montra très tôt des signes d'intelligence exceptionnelle et une passion pour la littérature qui ferait de lui le plus grand poète de Hongrie.

1831Début de l'éducation formelle

Petőfi commença son éducation formelle, changeant d'écoles alors que la boucherie familiale connaissait des difficultés. Malgré les difficultés financières, il se révéla un élève exceptionnel avec un don pour les langues, maîtrisant finalement le hongrois, l'allemand, le latin et plus tard le français. Ses professeurs reconnurent son remarquable talent littéraire.

1838La famille tombe dans la pauvreté

Une inondation dévastatrice détruisit l'entreprise familiale, les plongeant dans la pauvreté. Petőfi fut contraint de quitter l'école et de prendre divers emplois pour subvenir à ses besoins. Cette expérience de la misère façonna sa profonde sympathie pour le peuple et ses convictions démocratiques révolutionnaires.

1839Rejoint une troupe de théâtre ambulante

Petőfi rejoignit une compagnie de théâtre itinérante comme acteur, commençant des années d'errance à travers la Hongrie. Bien que souvent affamé et indigent, cette période l'exposa à la vie des Hongrois ordinaires et inspira sa voix poétique populaire authentique. Il continua à écrire des vers pendant ses pérégrinations théâtrales.

1840S'engage comme soldat

Désespéré de trouver un revenu, Petőfi s'engagea dans l'armée impériale autrichienne. La vie militaire se révéla dure, et il contracta une maladie grave qui conduisit à sa réforme. L'expérience approfondit son ressentiment envers la domination des Habsbourg d'Autriche et son engagement pour l'indépendance hongroise.

1842Premier poème publié

Le premier poème de Petőfi fut publié dans une revue littéraire, marquant son émergence comme poète sérieux. Son style frais et direct rompit avec les conventions ornées de la poésie hongroise, introduisant la voix authentique du peuple. Les cercles littéraires commencèrent à remarquer le jeune talent.

1843Arrive à Pest comme poète en difficulté

Petőfi s'installa à Pest, le centre culturel de la Hongrie, déterminé à vivre de sa poésie. Il vécut dans une extrême pauvreté, souvent affamé, mais écrivit abondamment. Ses poèmes célébrant la vie paysanne hongroise et l'amour gagnèrent un lectorat croissant parmi les jeunes intellectuels.

1844Premier recueil de poésie publié

Petőfi publia son premier recueil de poèmes, s'établissant comme une nouvelle voix majeure de la littérature hongroise. Le succès du recueil lui apporta reconnaissance et un modeste soulagement financier. Ses thèmes populistes et son langage musical révolutionnèrent la poésie hongroise.

1845Écrit János Vitéz

Petőfi acheva János Vitéz (Jean le Preux), un poème épique populaire qui devint l'une des œuvres littéraires les plus aimées de Hongrie. Le récit des aventures fantastiques d'un garçon paysan combinait motifs folkloriques et narration romantique, cimentant le statut de Petőfi comme poète national.

1846Rencontre Júlia Szendrey

Petőfi rencontra Júlia Szendrey, une jeune femme d'une famille respectable, et tomba passionnément amoureux. Malgré l'opposition de son père au poète pauvre, la dévotion de Petőfi resta inébranlable. Leur cour inspira certains de ses plus beaux poèmes d'amour.

1847Mariage avec Júlia

Malgré l'opposition familiale, Petőfi épousa Júlia Szendrey dans une cérémonie incarnant ses idéaux romantiques. Leur mariage, bien que bref, fut profondément aimant. Júlia devint sa muse et sa compagne dans les luttes révolutionnaires à venir.

1847Publie des poèmes-manifestes révolutionnaires

Petőfi se tourna de plus en plus vers la poésie politique, écrivant des œuvres appelant ouvertement à l'indépendance hongroise et à la révolution sociale. Des poèmes comme le 'Chant national' exprimaient le sentiment révolutionnaire grandissant. Ses vers devinrent la voix du nationalisme libéral hongrois.

1848Mène la révolution du 15 mars

Le 15 mars 1848, Petőfi mena un groupe de jeunes révolutionnaires à Pest, récitant son 'Chant national' à des foules qui gonflèrent jusqu'à des dizaines de milliers. Cette révolution pacifique déclencha le soulèvement hongrois contre le règne des Habsbourg. Petőfi devint un symbole de la révolution.

1848Naissance du fils Zoltán

Júlia donna naissance à leur fils Zoltán au milieu du tumulte révolutionnaire. Petőfi put brièvement jouir de la paternité, écrivant de tendres poèmes sur son enfant. Mais les exigences de la révolution l'appelèrent bientôt loin du bonheur domestique.

1848Élu au Parlement

Petőfi fut élu au Parlement hongrois, bien que ses vues démocratiques radicales le mirent en désaccord avec les révolutionnaires plus modérés. Frustré par les compromis parlementaires, il prôna de plus en plus la résistance armée contre l'intervention autrichienne.

1849Rejoint l'armée révolutionnaire

Quand l'Autriche et la Russie envahirent pour écraser la révolution hongroise, Petőfi s'engagea dans l'armée révolutionnaire. Bien que sans expérience militaire, il servit comme aide de camp du général Bem, combattant dans plusieurs engagements contre des forces écrasantes.

1849Écrit ses derniers poèmes

Dans les derniers mois de sa vie, Petőfi écrivit certains de ses poèmes les plus puissants, incluant des vers prophétiques sur la mort pour la liberté. Sa poésie de cette période montre un homme qui avait accepté de mourir pour ses idéaux tout en brûlant encore de passion révolutionnaire.

1849Tombe à la bataille de Segesvár

Petőfi tomba à la bataille de Segesvár contre les forces russes, probablement tué par des lanciers cosaques. Son corps ne fut jamais identifié parmi les fosses communes. Il n'avait que 26 ans mais était devenu le plus grand poète de Hongrie et un symbole éternel de liberté. Ses derniers mots à sa femme furent : 'Si tu apprends que je suis tombé, ne pleure pas. Je suis mort pour la patrie.'