En bref
Divorce, decapitee, morte, divorce, decapitee, survecu : Roi de la Reforme anglaise.
Sujets de conversation
Parcours de vie
Henri Tudor naquit au palais de Greenwich, fils d'Henri VII et d'Élisabeth d'York. En tant que second fils, il n'était pas initialement destiné à régner et fut d'abord préparé à une carrière ecclésiastique.
Après la mort soudaine de son frère aîné Arthur, prince de Galles, le jeune Henri devint l'héritier présomptif du trône d'Angleterre. Ce tournant inattendu allait façonner l'avenir de l'Angleterre et de l'Église.
Henri fut officiellement investi prince de Galles après la mort de son frère. Il reçut une excellente éducation de la Renaissance, maîtrisant le latin, le français et l'espagnol, et montrant des talents en musique, théologie et sport.
À la mort de son père Henri VII, le jeune prince devint le roi Henri VIII. Son accession fut largement célébrée, car il représentait une nouvelle génération de monarchie dynamique, athlétique et intellectuelle.
Henri épousa Catherine d'Aragon, veuve de son frère Arthur, peu après son couronnement. Cette princesse espagnole resta sa reine pendant plus de vingt ans, mais leur incapacité à produire un héritier mâle entraînerait des conséquences dramatiques.
Henri mena personnellement les forces anglaises à la victoire contre les Français lors de la bataille des Éperons, ainsi nommée pour la rapidité de la retraite de la cavalerie française. Ce succès militaire établit la réputation d'Henri comme roi guerrier.
Le pape Léon X accorda à Henri le titre de 'Fidei Defensor' (Défenseur de la Foi) pour son traité attaquant les doctrines protestantes de Martin Luther. Ironiquement, Henri romprait plus tard totalement avec l'Église catholique.
Désespéré d'avoir un héritier mâle et épris d'Anne Boleyn, Henri commença à demander l'annulation de son mariage avec Catherine d'Aragon. Le refus du pape déclencha la Réforme anglaise.
Henri épousa secrètement Anne Boleyn, déjà enceinte de la future Élisabeth Ire. Ce mariage, célébré sans approbation papale, marqua un point de non-retour dans la rupture d'Henri avec Rome.
Le Parlement adopta l'Acte de Suprématie, déclarant Henri Chef suprême de l'Église d'Angleterre. Cette loi révolutionnaire rompit les liens de l'Angleterre avec l'Église catholique et établit le contrôle royal sur les affaires religieuses.
Anne Boleyn fut exécutée pour adultère, inceste et trahison — accusations largement considérées comme fabriquées. Quelques jours plus tard seulement, Henri épousa sa troisième femme, Jane Seymour.
Henri initia la dissolution des monastères à travers l'Angleterre, saisissant leurs vastes richesses et terres pour la Couronne. Cette transformation changea fondamentalement le paysage et la société anglais.
Jane Seymour donna enfin à Henri son héritier mâle tant désiré, le futur Édouard VI. Tragiquement, Jane mourut de complications post-partum douze jours plus tard. Henri aurait profondément pleuré sa mort.
Le bref quatrième mariage d'Henri avec Anne de Clèves fut annulé après seulement six mois. Il épousa ensuite la jeune Catherine Howard comme cinquième femme, qui serait plus tard exécutée pour adultère en 1542.
Henri épousa sa sixième et dernière femme, Catherine Parr, une noble deux fois veuve. Elle se révéla une reine compétente qui aida à réconcilier Henri avec ses filles Marie et Élisabeth.
Malgré sa santé déclinante, Henri mena personnellement son armée au siège et à la capture de Boulogne. Ce fut sa dernière campagne militaire, démontrant son désir continu de gloire martiale.
La santé d'Henri se détériora dramatiquement en raison de l'obésité, d'une ancienne blessure de joute et probablement du diabète. Il pouvait à peine marcher et devait être porté dans une chaise, mais continuait à régner d'une main de fer.
Henri VIII mourut au palais de Whitehall à 55 ans, laissant derrière lui une Angleterre transformée. Son fils de neuf ans, Édouard VI, lui succéda. Henri fut enterré au château de Windsor aux côtés de sa bien-aimée troisième femme, Jane Seymour.